Un jeu de cartes, tout le monde sait s’en servir. C’est justement ce qui nous a plu en dessinant Les Rois de France : pas de règle nouvelle à apprendre, pas de livret à lire avant de commencer. On ouvre la boîte, on mélange, on distribue. Et pendant que la partie avance, Clovis, Saint Louis, Charles V et Henri IV passent de main en main.
Voici cinq façons d’y jouer, des plus petits aux plus grands. Les trois premières sont des classiques ; les deux dernières sont des variantes que nous aimons beaucoup, parce qu’elles font parler des rois sans en avoir l’air.
1. La bataille, dès 4 ans
On partage le paquet en deux tas, face cachée. Chacun retourne sa première carte, la plus forte remporte le pli. En cas d’égalité : bataille ! Les petits apprennent l’ordre des cartes, et très vite ils réclament le roi plutôt que « le grand monsieur avec la couronne ».
Notre petite règle en plus : quand un roi gagne un pli, celui qui l’a posé dit son nom à voix haute. Au bout de trois parties, plus personne ne confond Henri IV et Charles V.

2. Le mémory des rois, pour les plus petits
Sortez du paquet les quatre rois et leurs quatre dames de cour, soit huit cartes. Retournez-les face cachée sur la table, bien mélangées. À tour de rôle, on retourne deux cartes : si l’on trouve un roi et la dame de la même couleur, on garde la paire. Huit cartes suffisent pour une partie courte, idéale avant le coucher.
3. Le rami des rois, de 8 à 12 ans

Le rami se joue exactement comme d’habitude : on forme des suites dans une même couleur et des groupes de cartes de même valeur. La seule différence, c’est le moment où l’on pose un groupe de rois sur la table. Il faut alors les nommer dans l’ordre de leur règne : Clovis, Saint Louis, Charles V, Henri IV. Si l’on se trompe, on reprend ses cartes et on attend le tour suivant.
4. Le président, pour les cousins et les ados
Le président est le jeu des grandes tablées. Rien ne change dans les règles. Mais chez nous, le gagnant de la manche ne s’appelle plus « président » : il prend le nom du roi le plus fort qu’il a joué pendant la partie, et on doit l’appeler ainsi jusqu’à la manche suivante. « Sire Henri, c’est à vous de distribuer. » Effet garanti.
5. La bataille qui raconte, notre variante préférée
On joue à la bataille, mais pour garder un roi gagné, il faut raconter une chose vraie sur lui. Un souvenir de l’école, une anecdote entendue, un détail vu sur la carte : tout est permis tant que c’est juste. Si personne ne trouve, le roi retourne au milieu de la table. Les adultes se prennent au jeu autant que les enfants, et les plus jeunes finissent souvent par en savoir plus que leurs parents.
Pour bien démarrer, voici l’aide-mémoire que nous gardons près du paquet :

- Clovis : roi des Francs, il reçoit le baptême à Reims des mains de saint Rémi, à la fin du Ve siècle.
- Saint Louis (Louis IX, règne de 1226 à 1270) : il fait construire la Sainte-Chapelle à Paris, et la tradition le montre rendant la justice sous un chêne, à Vincennes.
- Charles V le Sage (règne de 1364 à 1380) : il réunit une grande bibliothèque au Louvre et, avec Bertrand Du Guesclin, reprend de nombreuses terres aux Anglais.
- Henri IV (règne de 1589 à 1610) : il signe l’édit de Nantes en 1598, et l’on raconte qu’il souhaitait que chaque famille puisse mettre la poule au pot le dimanche.
Et vous, comment jouez-vous ?
Chaque famille a ses règles maison, et nous adorons les découvrir. Si vous avez inventé une variante avec les Rois de France, racontez-la-nous à bonjour@maisonthario.com ou par le formulaire de contact : les meilleures idées trouveront leur place dans un prochain article.
Et si le jeu n’est pas encore dans votre placard, il vous attend sur la page Nos jeux.
